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23/08/2017

« Allo Rome ? on a un problème... »

Le pape François : “La sécurité des migrants passe toujours avant la sécurité nationale”

L'état est le garant (en principe) et le premier responsable de la liberté et de la sécurité des citoyens dont il a la responsabilité à la tête d’une nation.

Prétendre s'affranchir de cette tutelle au nom d'un angélisme béat et d'une vision doucereuse du problème migrant, est une erreur criminelle. Imbibé de sentimentalisme et presque exclusivement tourné vers ceux qui souffrent (oui, les migrants souffrent, pour une partie d’entre eux), le locataire provisoire au Vatican en oublie les principes qui organisent la vie des hommes sur terre.

Les migrants dont parle le Pape François, n'ont rien de commun avec les pauvres et les miséreux que l'évêque Bergoglio aidait à Buenos Aires. Le migrant de 2017 n’est pas l’italien ou l’espagnol des années 30, citoyen politisé fuyant un régime attentatoire à sa liberté. Le migrant de 2017 n’est pas le boat people de 1975 fuyant un régime communiste concentrationnaire. Le migrant de 2017 est plutôt un oiseau de proie venant se payer sur la bête, cet Occident opulent et aux femmes si désirables.

Ne pas voir dans les troupes débarquant sur les côtes européennes des rapaces fondant sur nos sociétés emplies de richesses, est d’une bêtise consommée. Et pour certains de ces échoués, on peut y voir l’avant-garde des troupes islamistes, quelques exemples récents venant à l’appui de cette idée. Ce sentimentalisme crétin, qui exige de notre part dons et largesses, rend certains édiles totalement aveugles et inconscients, quand à la qualité de personnes que l’on n’a pas franchement invité à notre table. On a d’ailleurs pu voir comment ils savent nous remercier, exigeant encore davantage de notre part : la nourriture n’est pas au niveau d’exigence souhaitée (et peut-être même pas hallal, salauds !) ; des logements (neufs) pas convenables, où l’on doit dormir à deux ou trois dans un 20m². Bref, le bagne, à la limite du Vel d’hiv … Évidemment, personne n’aura songé non plus à fournir à nos pauvres hères d’accortes créatures destinées à leur faire oublier l’éloignement de la mère patrie et la frustration de ne plus être près de leurs chères Fatima. En plus de l’éloignement, on y a joute la misère sexuelle. Impardonnable.

La seconde erreur, tout aussi criminelle, réside dans la remise en cause par François de l'autorité des états sur les citoyens, via un discours mettant au-dessus de la sécurité nationale l’individu, qu’il fut miséreux ou non, exogène ou pas. Mais une fois de plus, il n’est nullement pris en compte l’intérêt des populations qui voient arriver dans leurs communes des dizaines d’émigrés, au risque d’en bouleverser la tranquillité (je ne parle même pas de l’absence de consultation des administrés). L'universalisme chrétien ne peut et ne doit pas s'opposer aux différentes souverainetés qui régissent les nations du monde. S'en affranchir dans des discours idiotement moralisateurs ou d’une détestable sensiblerie, c'est prendre le risque de saboter le socle institutionnel qui protège les citoyens, quel que soit la nature du régime en place. Surtout quand le migrant est le symbole même de l’individu détaché de tout, de l’intérêt pour sa patrie d’origine et de ses frères, tout particulièrement. Ne préfère t’il pas abandonner femmes et enfants dans un pays en guerre au lieu de les défendre et de défendre sa patrie face à la barbarie islamiste ?

Diffuser un message donnant priorité absolue à l’individu pour des questions purement et bassement matérielles, c’est fragiliser l’idée même d’état, en refusant à ce dernier la liberté de gestion des populations qui vivent sur le sol des nations.

Le Pape François aurait-il oublié qu’il est lui-même chef d’état ?